LPHand et Inhouse-Spitex
Le 21 avril 2026, le petitFORUM LPHand a eu lieu à la Fondation Tannacker à Moosseedorf. L’organisation a accueilli dans sa salle de sport les membres de SOCAILBERN ainsi que deux représentants du Office de l’intégration et de l’action sociale (OIAS). Les thèmes centraux étaient la facturation selon la LAMal et la création d’une Spitex interne.
Les membres de SOCIALBERN ont été accueillis par Marlies Haller, la directrice de la Fondation Tannacker. Au début de l’échange, elle a présenté le travail et l’identité de la Fondation. Ensuite, Andrea Camisa, responsable du domaine de la santé à la Fondation Tannacker, a donné un aperçu de la mise en œuvre de la LPHand, en mettant l’accent sur la création d’une Spitex interne.
Spitex en entreprise comme réponse stratégique aux exigences du canton
Après que l’administration cantonale a informé les institutions que les prestations de soins devaient être facturées selon la LAMal, la Fondation Tannacker a envisagé quatre scénarios possibles. Il est possible de satisfaire aux exigences comme établissements figurant sur la liste des EMS, de sous-traiter les prestations de soins à une Spitex, d’obtenir une dérogation pour être exempté de la facturation selon la LAMal ou de créer une Spitex interne.
Le choix s’est porté en faveur de l’intégration et contre la fragmentation. La Fondation Tannacker a donc décidé de créer une Spitex interne pour fournir les prestations de soins avec son propre personnel et pour les facturer aux caisses d’assurance maladie.
Qu’est-ce qui est en jeu pour nos membres ?
La mise en place d’une Spitex interne en plus de la transition du système LPHand représente un surcroît de travail considérable pour les institutions. Outre la planification organisationnelle, la planification financière n’est pas non plus possible pour les institutions. La manière dont les tarifs seront fixés après la transition du système LPHand et la LAMal est actuellement incertaine pour de nombreuses institutions.
L’introduction d’un nouveau système est toujours un fardeau pour une institution, même si elle peut s’avérer bénéfique. L’introduction de deux systèmes en même temps aura cependant un impact majeur sur la stabilité organisationnelle des institutions. Il est important que la qualité des relations ne soit pas compromise. Les tâches et les rôles de soins doivent être conçus de manière à ne pas augmenter la charge administrative et à éviter la fragmentation des soins d’une personne en situation de handicap.
Le rôle de l’Office de l’intégration et de l’action sociales (OIAS)
Deux représentants de l’OAIS ont participé à cet échange d’expériences sur l’organisation de l’aide à domicile : Christoph Scheidegger et Jarno Bigler. Alors que Jarno Bigler a prodigué des conseils pratiques sur la création d’une organisation Spitex, Christoph Scheidegger a présenté les principes de subsidiarité et les modifications à venir de l’OPHand (ordonnance sur la LPHand).
L’Office cantonal a été particulièrement sensible à l’idée que le contrat administratif pour le décompte des prestations selon la LAMal est d’une grande importance pour les institutions sociales. Sans ce contrat, il est difficile d’envisager un décompte selon la LAMal. Christoph Scheidegger a fait part des échanges de l’Office avec différentes associations concernant l’examen d’une autorisation pour un tel contrat administratif.
SOCIALBERN défend les intérêts de ses membres
Dans l’ensemble, cet échange de connaissances a été une bonne occasion de transfert de connaissances entre les membres et a montré à quel point la transition du système LPHand est complexe pour les différents groupes professionnels au sein des institutions sociales. Non seulement l’évaluation des besoins en IHP prend plus de temps que les huit heures prévues, mais l’organisation de la Spitex représente également un surcroît de travail considérable pour nos membres.
SOCIALBERN espère donc que les institutions recevront une compensation adéquate pour ces coûts supplémentaires et qu’elles seront mieux soutenues par l’OIAS dans les questions organisationnelles, comme la mise en place d’une propre structure Spitex. SOCIALBERN soutient clairement le LPHand. Il est essentiel que la transition de la finance basée sur les objets à la finance basée sur les personnes se fasse dans l’intérêt des personnes concernées. SOCIALBERN est prêt à contribuer, en collaboration avec ses membres et l’OIAS, à la mise en œuvre réussie du LPHand.